Secrets de nature 


Vidéo-Recette

Le fondant au chocolat d'Yves Desgranges

Abonnement

Abonnez-vous vite à Cigale !

Recherche

Vous recherchez un article, une photo ?
Entrez ici votre
mot-clé.

Trouver Cigale

Localisez le point de distribution le plus proche.


Sang pur sang arabes
Le cheval en Syrie


Pendant des milliers d’années, Damas, au carrefour des Routes de la Soie et des Epices, a réservé une place importante aux commerçants et à leurs chevaux (les nombreux khans qui demeurent en témoignent).

Christian Rol

Pêle-mêle, Alexandre Le Grand, les Perses, les Romains, les Assyriens, les Arabes et les Croisés (excusez la chronologie anarchique), qui tous s’implantèrent en Syrie, louèrent le cheval Arabe pour son endurance et sa vivacité. Le Coran attribue au vent du Sud et à Mahomet ces petits chevaux aux oreilles pointues, à la tête concave, mâchoire carrée et petit museau qui les distinguent de leurs cousins occidentaux. Bien plus tard, lorsque les « échanges entre l’Orient et l’Occident » devinrent plus aisés, on vit le Comte Rzewuski ramener de Damas des chevaux pour le roi de Wuerttemberg (1819), dont le fameux Goumousch Bournu. Le Baron von Herbert dépêcha de Hongrie une commission pour acquérir des étalons destinés à ses écuries et la « Commission d’Orient » - française - acheta, entre 1818 et 1925, près de 600 bêtes. Au début du XIX ème siècle, l’Américain Homer Davenport importa, lui, 27 chevaux - malgré les puissants Mustangs US -. On ne dit pas quel prix il proposa aux tribus bédouines du nord de la Syrie qui cédèrent ces chevaux aristocratiques et sauvages à la fois. En Juillet 2007, une conférence internationale du très élitiste World Arabian Horse Organization (WAHO) s’est tenue en Syrie - et en grandes pompes - en présence de la Princesse de Jordanie sous la présidence de Hans Nagel et de l’organisateur syrien Basil Jadaan. On y célébra la Syrie et ses montures loyales dont l’Orient, comme le rappelle Jean-Louis Gouraud dans un livre récent, fut « enfer et paradis du cheval ». Aujourd’hui que les guerres à cheval ont cessé, les descendants des nobles conquêtes coulent des jours plus ou moins heureux dans quelques haras d’élite en rêvant, peut-être, à des chevauchées fantastiques qui les mèneraient loin des hippodromes.
L’Orient, enfer et paradis du cheval ; éditions Belin, 21, 50 €

 




Cigale - 36, rue Scheffer - 75116 Paris - contact@cigalemag.com
mentions légales - Tarifs annonceurs - Points de distribution