Salon international du Patrimoine Culturel
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Pour sa 15ème édition, 250 exposants et 20 000 visiteurs s’étaient donnés rendez-vous du 5 au 8 novembre 2009 sous l’égide des Ateliers d’Art de France autour du thème « Patrimoine des religions ».
Christian Rol Cette année encore, le Carrousel du Louvre a mis sa majesté au service du Patrimoine. Celui des trois grandes religions monothéistes en l’occurrence, qui sollicitent non seulement Dieu, mais également les restaurateurs d’icônes, de cloches, les vitraillistes, plâtriers, doreurs, etc. Avis aux païens, athées ou mécréants qui se méprendraient, cette thématique n’était pas la manifestation d’un quelconque prosélytisme mais la vitrine idéale des artisans d’excellence, des lieux et sites patrimoniaux et de tous les corps de métiers que la conservation et la rénovation des églises (quand elles ne ferment pas), des synagogues et des mosquées nécessitent. La valeur ajoutée à cet évènement tenait au fait notable que les Ateliers d’Art de France, premier groupement des métiers d’art fondé en 1868, sont désormais le grand ordonnateur (et propriétaire) du Salon International du Patrimoine Culturel, et que celui-ci rayonne dans le monde entier, où le savoir-faire français demeure inégalé. Ainsi, plus que jamais, cette grande manifestation fut le point d’orgue de la Culture avec un C majuscule dont les visiteurs ont pu découvrir toutes les facettes en parcourant les 250 stands ; en écoutant les conférenciers et, pour les jeunes gens en mal de vocation, en s’informant auprès des acteurs de la formation professionnelle prompts à distinguer les voix du Seigneur des voies de garage. Ainsi des « ateliers pédagogiques », éducatifs et ludiques offrirent à la marmaille présente une « approche concrète des métiers du patrimoine » (selon la formule officielle) sous l’œil admiratif des parents convaincus d’avoir engendré Michel-Ange. Comme nous l’explique Emmanuelle Droy, chargée de la Communication des Ateliers d’Art de France, la fréquentation d’un tel salon et son thème rencontrent l’adhésion d’un public nombreux et divers. « Il y a en effet les professionnels, mais aussi les particuliers, propriétaires de châteaux ou de vastes demeures à caractère historique toujours en quête d’un artisanat très particulier » pour ne pas dire rarissime. Quant à l’intitulé des conférences, il offrait un large aperçu de ce que recèle la notion de « patrimoine ». Du plus concret avec « La destruction et la dégradation des édifices dans l’histoire : causes et conséquences » ; au plus hermétique : « Le Pôle Industries Culturelles & Patrimoines, une structure unique en Europe de développement économique, d’innovation et de valorisation territoriale au service des filières patrimoniales et culturelles ». Une vingtaine de thèmes ont donc été abordés, toujours en relation avec le cultuel et le culturel. D’ailleurs, la profession de foi des organisateurs était sans ambiguïté et invitait à la méditation qui tournait autour de ces civilisations où « les édifices religieux constituent des repères qui identifient les pratiques religieuses mais participent également à l’ancrage culturel des habitants et leur enracinement dans un territoire ». Sujet brûlant, voire douloureux, y compris pour des agnostiques désolés de voir moult clochers de nos campagnes se tairent peu à peu, et les chapelles tomber pierre après pierre dans l’indifférence de nos contemporains fort préoccupés par le prix du baril de pétrole. |
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