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Du 4 au 8 octobre, le Mondial de l’Antiquité organise un grand déballage aux Puces où seront également exposées des sculptures de Jean-Pierre Rives. L’artiste et rugbyman sera le trait d’union idéal entre cet évènement et la Coupe du Monde de Rugby qui se déroulera à quelques encablures de là. Rencontre avec une légende.
Christian Rol
CIGALE : Etes-vous un habitué des Puces ?
J.P RIVES : Je l’ai été longtemps car les Puces racontent une histoire qui me renvoie à mon enfance, quand j’allais dans les greniers des grands-parents et que j’y découvrais des trésors.
CIGALE : Comment expliquez-vous que les meubles qu’on voit dans les instances du rugby soient si laids ?
Moi, je ne les trouve pas laids parce que j’aime beaucoup l’Art contemporain. Cela ne m’empêche pas d’apprécier une Bergère du XVIIIème siècle. Ce qui est beau est intemporel.
CIGALE : Quels liens vous unissent encore au rugby ?
Mon passé, essentiellement, que je ne songe pas à renier. Le rugby m’a permis d’être ce que je suis aujourd’hui. Et puis, le rugby ne m’a pas seulement ouvert les arcades sourcilières, il m’a également ouvert l’esprit et a provoqué des rencontres décisives dans tous les domaines et notamment celui de l’art. Je suis devenu plus tolérant, plus sensible à des cultures qui m’étaient étrangères…
CIGALE : Comment vivez-vous le fait de n’être pas prophète dans votre pays en terme d’art ? Alors que vos œuvres sont très présentes sur le circuit international ?
Je n’ai pas vraiment d’états d’âme à ce sujet. Je trace mon sillon. Vous savez, le plus important dans l’art, ce sont les soixante premières années. Cela me laisse de la marge ; mais n’en concluons pas que je travaille pour la postérité…
CIGALE : Antoine Blondin, dont vous avez été l’ami, a écrit de vous : « L’apparition d’un artiste tel que Jean-Pierre Rives prolonge la création du monde ». A t-il été une sorte de guide dans le monde de la culture ?
Je trouve cet éloge très exagéré mais Antoine était ainsi quand il aimait. Quant à savoir s’il a été un « guide », oui, sans aucun doute. Je suis né une seconde fois grâce à des gens comme Blondin dont j’étais un fervent admirateur.
CIGALE : Que pensez-vous de cette idée qu’on expose vos sculptures aux Puces à l’occasion du Mondial de l’Antiquité ?
J’en suis ravi. C’est une expo très prestigieuse et je mesure le défi que cela constitue. C’est un privilège assez rare, en fait.
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 Photo N. Schiffmacher
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