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Ma rencontre avec...
Jacques Gamblin


Le samedi 19 janvier à 20h50, débutera la diffusion sur France 3 de la série "Les oubliées", un thriller psychologique d'une rare qualité. Rencontre avec Jacques Gamblin allias le gendarme Christian Janvier.

Annabelle Milot

Dans "Les oubliées", vous jouez le rôle d'un gendarme à la poursuite d'un tueur en série. Selon vous quel est le tueur en série qui a le plus marqué ces 50 dernières années?
Francis Holmes. C'est à lui que je pense immédiatement, on ne sait pas encore tout de ce qu'il a pu faire. Cet homme, c'est une attitude, c'est une gueule, c'est quelqu'un à qui on n'arrive pas à faire décoincer des aveux, c'est un autre monde fermé, il donne impression d'un type complément fêlé et à la fois ultra intelligent. Il développe une capacité à la sauvegarde tout en étant atteint d'une très grave pathologie. Il y a aussi Emile Louis et les disparues de l'Yonne… Enfin, on ne va pas tous les citer : ces gens là sont des horreurs, évitons de leur faire trop de publicité....

Est-ce que la série est inspirée d'un fait divers réel?
C’est inspiré de plusieurs faits réels, mais je ne connais pas toutes les sources du réalisateur, évidemment lorsque l'on parle de jeunes filles blondes disparues, on peut sentir le poids d'un certain fait divers derrière tout ça.

Dans "Les oubliées" votre personne lutte contre ses pertes de mémoire. Son père à la maladie d'Alzheimer. Vous êtes vous renseigné sur les mystères de cette maladie avant d'aborder votre rôle?
Non, je ne me suis pas renseigné. J'avais à une époque l’impression qu'il fallait savoir tout sur tout avant de jouer un personnage. Maintenant je pense qu'il faut avant tout suggérer. Il faut bien sûr éviter les fautes de goût, rester le plus crédible possible : ce qu’il faut, c'est être en accord avec sa propre évidence. Bien évidemment on peut pousser le perfectionnisme et la conscience professionnelle jusqu'à faire des recherches plus approfondies, mais là je n'en n'ai pas ressenti le besoin.

Vous avez tourné trois mois et demi dans le rôle d'un gendarme dont l'obsession de trouver un assassin vire parfois au cauchemar. Vous êtes omniprésent dans toute la série. Sort-on indemne d'une telle aventure?
Oh, après, il faut partir en vacances! Je m’investis beaucoup dans le travail, peut-être trop parfois, mais d'une certaine façon c'est pour ne rien regretter et pour cela il faut tout essayer. Pour aller au bout d'une aventure, il faut tout tenter. Alors lorsque se termine cette aventure, quelle qu'elle soit d'ailleurs, théâtrale ou cinématographique, même quand les choses se sont passées merveilleusement bien, je suis aussi heureux que ça se termine et d'imaginer que quelque chose de nouveau va arriver. Je ne mets pas beaucoup de temps à refroidir la bestiole. C'est sûr que, dans ce cas précis, il s'agissait d'un personnage obsessionnel, enfermé sur lui- même, mais ce serait raconter des craques que de dire que j'ai mis deux mois à me sortir du rôle. Non. Je suis parti à la mer, sur l'eau et lorsque je suis sur l'eau, tout fout le camp en même temps que la terre disparaît.

Votre personnage de Christian Janvier est diamétralement opposé à celui de Léo que vous interprétez dans le film d'Isabelle Mergault. L'alternance des genres, c'est quelque chose qui vous plaît?
J'adore changer de genre, plus on change de genre et plus je suis heureux. C'est tout l'intérêt du boulot et j'ai envie de dire qu'on ne change jamais assez de genre! Dans la liste des films que j'ai fait, il y a eu d'autres grands écarts comme ça... Et puis oui! Définitivement, oui! C'est un métier où l’on doit absolument changer de genre : on n'est pas là pour se rassurer. Oui! Passons de la télévision au théâtre, du théâtre à la musique, de la radio au cinéma au livre audio, tout ça c'est faire son métier d'acteur. Oui au film gai, non à l’identification d'un parcours, d’un chemin, d'une route, d'une famille...

Peut-il y avoir une suite des aventures policières du gendarme Christian Janvier?
Je ne veux pas me poser prématurément la question. On sait très bien que ça va dépendre de l'accroche, de l'audience. Ca dépendra aussi de l'inspiration de l'auteur, ensuite ça dépendra de
la qualité du scénario : vous vous rendez compte de tout ce qui rentre en jeu avant que je donne une réponse...

Vous connaissez la fin de la série, donc le coupable. Pouvez-vous nous donner un indice?
(rires) Oh non! Je ne le ferais pas! Déjà que je trouve gonflé de faire une série de six épisodes avec une résolution finale au bout de ces 6X52 minutes… Cela demande aux gens un tout petit peu de patience alors je ne dirai rien pour qu'ils soient totalement récompensés de leur patience. Vous pourriez me torturer à la goutte d'eau, je ne parlerai pas ! Aussi parce que je trouve que l'on dit tout le temps trop de chose sur tout avec une hyper communication et on gâche la fête de la découverte. Protégeons le secret des intrigues, elles sont parfois si fines que c'est de la dentelle… Laissons les gens manger la crêpe dans sa totalité, les trous avec!

Le réalisateur et scénariste Hervé Hadmar dit de vous que « vous rayonnez de sympathie, de chaleur humaine et qu'on a tout de suite envie de vous protéger ». Comme je suis d'accord avec lui, je voulais vous proposer mes services et question protection. Vous ne serez pas
déçu : à 8 ans, j'ai obtenu ma ceinture jaune de judo...
C'est vrai que j'ai besoin qu'on me protège. C'est un atout et une faiblesse... Enfin merci pour votre proposition, mais ça ira ,car moi aussi, j'ai eu ma ceinture de jaune de judo lorsque j'étais jeune!

PREFERENCES
RESTAURANT
L'Entrepôt
7, Rue Francis de Pressensé dans le XIVème « j'aime y venir le matin, c'est calme »
THEATRE
Le théâtre de l'Atelier « un endroit qui a une histoire magnifique, dirigé par des gens beaux au bon sens du terme… » et le le théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées
LIVRE
Olga ma vache de Roland Dubillard
UN LIEU
Le Pont des Arts


SIGNES PARTICULIERS
Achète des vestes en velours pendant les soldes, mais non soldées
A eu comme cadeau "Un manuel de survie"
Parents commerçants en quincaillerie
A appris à savoir dire non
Comme beaucoup d'acteurs, a le syndrome de la peur de ne plus être aimé « c'est une maladie, dont je suis en train de me soigner »
Ne sort jamais sans ses stylos,sa gomme, son sparadra « pour les ampoules », ses boules Quiès, son couteau suisse.

ACTU
LES OUBLIEES
d'hervé Hadmar
avec Jacques Gamblin, Fabien Aïssa Busetta
Diffusion le samedi 19 janvier, le 26 janvier et le 2 février
2 épisodes chaque soir,
à 20h50 sur France 3.
ENFIN VEUVE
d'Isabelle Mergault
avec Michelle Laroque et Jacques Gamblin
Sortie le 16 janvier

 
Photo N. Schiffmacher
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