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Les 7 vies
de Tina Arena


C’est une invitation au voyage que vous propose Tina Aréna tout au long des treize titres qui composent « 7 vies » son tout dernier album. Des rencontres insolites, des émotions intimes et des sonorités du bout du monde, tout comme son 1er single « Entends-tu le monde » où les guitares perses et les chœurs sénégalais se répondent…

Tony Gomez

Tina, tu as fait ce second album en français par amour de la langue ou des français ?
C’est un mélange des deux en fait ! J’ai un besoin énorme de découvrir et d’explorer des choses qui ne me sont pas familières. Je n’ai pas peur de rentrer dans des territoires dangereux, je trouve cela excitant et en plus j’ai un public en France très fidèle. Je suis de plus en plus à l’aise avec la langue. Je ne le serai jamais à 100% mais c’est peut être là la beauté de notre rencontre et de notre histoire en fait !
En tout les cas cet album est emprunt de valeurs très françaises. Tu es à l’aise avec cet esprit ?
Je ne suis pas française mais mon cœur me porte vers la compréhension de la culture française et je défends des valeurs. Tout ce que les français ont donné dans le monde au niveau de l’art, de la littérature, de la liberté de la cuisine, de la manière de voir les choses : c’est un régal. J’ai pris beaucoup de tout cela…
On peut dire que l’écriture est vraiment au centre de ta création ?
J’ai besoin que chaque phrase, chaque mot apporte quelque chose. Il faut que cela soit fluide et sorte naturellement mais je ne veux pas chanter n’importe quoi ! Il ne faut pas pour autant être trop intellectuel car il s’agit de se connecter avec les gens. La simplicité c’est ce qu’il y a de plus difficile à avoir, mais cela n’enlève rien à ma complexité. Je suis quelqu’un qui vibre, qui ressent les choses très profondément. Je ne peux pas me déconnecter des problèmes du monde, je me sens parfois frappé à droite, à gauche…
C’est un humanisme que l’on retrouve notamment avec le premier titre qui est aussi le single « Entends-tu le monde »…
Je crois beaucoup dans l’homme. Je sais qu’il peut-être naturellement un destructeur mais je le crois capable de réparer les choses. J’espère que cette chanson montre bien ces deux aspects. On est dans un état socialement et écologiquement crucial. Il faut arrêter de discuter de constater, maintenant c’est l’heure de l’action. Je contribue à mon niveau. Je n’ai pas de voiture, je recycle tout, on n’allume pas toutes les lumières dans la maison, on conserve l’eau…. Avec ma famille, on fait notre petite contribution le plus que l’on peut. C’est notre manière de faire des choses…
Musicalement, tu ouvre aussi le monde à des nouveaux sons. Mais comment réussis-tu une telle unité avec des influences si multiples ?
Une des plus belles choses quand vous êtes musicien c’est cette formidable possibilité de traverser toutes les couleurs, toutes les religions, tous les endroits du monde : c’est un véritable partage. Avec la musique tout le monde se comprend j’ai toujours cru en cela !
Tina, au fil des textes et des sonorités tu nous offres un album très surprenant…
Ce qui est sur, c’est qu’il est différent. Tout cela a évolué et on a pris des risques qui pour moi n’en sont pas car ils vont dans le sens d’une progression naturelle… Il y a dans certaines chansons une profondeur et une beauté liées à la langue qui me plait et dont je suis très fière.
Qu’es-ce qui t’a influencé musicalement ?
Tout m’influence ! Ma vie, mes observations mes choix, mes espoirs, mes peurs… C’est un tableau très coloré en fait. C’est album je pense est très proche de moi.

 








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