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À partir du 17 juillet prochain, Marie Orlandi sera la nouvelle « môme » de la comédie musicale « Piaf je t’aime » mise en scène par Jacques Darcy. Sur la scène de l’Olympia où elle répète, la comédienne pluridisciplinaire, et jeune mariée, reçoit Cigale.
Sabine Corvec
CIGALE : Comment avez-vous décroché le rôle principal de « Piaf je t’aime » ?
MARIE ORLANDI : De manière classique : en passant le casting où nous étions 400 artistes. Ce n’était pas gagné car le rôle de Piaf exige du caractère dans la voix et le physique ; alors que, moi qui suis blonde, j’ai toujours eu des rôles de jeunes premières, et notamment dans la comédie musicale que je jouais juste avant. En outre, le genre est très fatiguant physiquement et, parallèlement à mon activité de comédienne, je prépare un album de rock qui m’amène à faire un récital dans des salles parisiennes.
C’est une Piaf rock que vous incarnez ?
Non, pas du tout. Les 14 chansons de Piaf que j’interprète ont été arrangées par Gérard Daguerre, le directeur artistique de l’Opéra comique, dans un style épuré qui respecte l’esprit de l’époque. Nous nous adaptons sans trahir aucunement le répertoire.
Est-ce que vous aviez une passion particulière pour Edith Piaf au point de vouloir l’incarner ?
Je crois que je suis comme tous les Français : les chansons et le destin de cette artiste me touchent vraiment, et le succès du film avec Marion Cotillard en est la preuve. D’un point de vue strictement artistique, c’est-à-dire professionnel pour ce qui me concerne, ce spectacle est une belle opportunité d’aborder toute la palette : le chant, la comédie, la danse. J’ai commencé par la comédie musicale « Fame » quand j’avais 18 ans. Je ne suis donc pas là par hasard. Par ailleurs, ce projet nous mènera en tournée un peu partout jusqu’en février.
Et peut-être même jusqu’à Broadway…
On ne sait jamais puisque les Américains sont fous de Piaf et de comédies musicales…
Vous êtes une Piaf troublante de vérité…
Grâce aux deux heures de maquillage (un front en latex, les sourcils redessinés, quatre perruques), grâce aussi à Piaf elle-même en qui on lit comme dans un livre ouvert ; et la tessiture de ma voix n’est pas si éloignée de celle de Piaf.
Est-ce que la scène de cet Olympia légendaire vous réjouit ?
Je ne vais pas vous dire le contraire (rires). Mais je ne vais pas vous ressortir le sempiternel couplet sur « l’âme et la mémoire » de cette salle. Cela dit, je dois dire que, pour moi qui suis parisienne et issue d’une famille d’artistes, c’est une forme de consécration et une joie pure, en effet.
Est-ce que ce rôle peut bouleverser votre carrière ?
C’est ce qu’on me laisse entendre mais la vie m’a enseigné la prudence devant les emballements. Dans ce métier, les hauts et les bas s’alternent très facilement…
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?
Que je tienne physiquement et que mon mariage soit heureux ! Et, pourquoi pas, que j’obtienne un deuxième Molière ; mais cette fois-ci comme « Meilleur Interprète Féminin » !
Bon plan Cigale : 15 invitations pour 2 personnes à gagner en appelant vite au 01 45 05 19 43.
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