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Il est temps de changer notre regard
sur l'animal


S’il veut faire preuve d’humanité, l’homme doit changer son regard sur l’animal, sur ces êtres vivants, sensibles, condamnés à l’esclavage, à l’exploitation et à la mort, dans des conditions ignobles.

Dans les abattoirs, il arrive qu’un employé éprouve des scrupules à égorger des veaux, des agneaux, ces bébés animaux qui s’approchent de lui avec confiance, cherchant à téter les doigts de celui qui leur tranchera la gorge.

Ce comportement « enfantin » pose problème dans les chaînes d’abattage, certains employés refusant de tuer les chevreaux qui, au moment de la saignée, pleurent comme des bébés…Pour s’enlever toute culpabilité lors des souffrances extrêmes qu’il inflige aux animaux, l’homme a trouvé une parade : il rabaisse l’animal au rang d’objet. Le meilleur ami de l’homme n’est plus un animal de compagnie lorsqu’il a le malheur de passer les portes d’un laboratoire. Le chien devient « outil de recherche » pour de cruelles expériences. Il s’agit pourtant du même animal, ce fidèle compagnon de l’homme… Et que dire du sacrifice de primates non humains, nos proches cousins, avec lesquels nous partageons jusqu’à 99 % du patrimoine génétique… 1 % suffit à justifier, chez l’animal, un « sacrifice » qui serait considéré comme un crime chez l’homme.

Mais l’exploitation animale a de « beaux » jours devant elle : la fourrure revient en force, la consommation de viande et autres produits d’animaux ne fait qu’augmenter, le nombre de cobayes dans les laboratoires est en progression… Voilà pourquoi de nombreuses associations se battent pour limiter la souffrance des animaux – à défaut de la bannir…

Pourtant, aujourd’hui, ces associations sont stigmatisées et présentées parfois comme de dangereux mouvements terroristes alors qu’elles n’ont qu’un objectif : dénoncer l’insupportable violence quotidienne infligée aux animaux. Pour la Fondation Brigitte Bardot, il est important de condamner toute forme de violence, mais aussi de se placer en résistance face à l’exploitation animale. Nous ne devons plus accepter l’inacceptable : l’homme n’est qu’une espèce animale parmi des milliers d’autres, un maillon de la chaîne. Continuer à l’ignorer le conduira inexorablement à sa perte…

 


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