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Arsene Corvec
Cigale : Ibiza, où vous possédez une maison, est réputée pour le nombre de ses fours à pain. Vous arrive-t-il de cuire votre pain ?
JP Capdevielle : Très souvent. Aux Baléares, les fours sont ronds comme dans tous les pays méditerranéens avec un sol en argile. La porte est en bois. Pour chauffer on se sert de broussailles qu’on porte à incandescence et ensuite on pose la pâte avec des grandes pelles en bois. Cet « artisanat » que je pratiquais pour ma consommation personnelle était surtout le prétexte à de grandes fêtes où chacun amenait sa pâte à pain ou à pizza.
Vous n’avez jamais songé à vous lancer dans la boulange ?
Non. Mais je sais qu’à Ibiza, il y a quelques Français qui ont bien réussi dans ce domaine. Le plus fascinant que j’ai vu dans ce registre c’était au Maroc sur une plage il y a longtemps où des autochtones cuisaient du pain sur des galets de marbre chauffé.
Est-ce que vous étiez un enfant qui faisait son "Quatre heure" à coup de grosses tartines ?
Pas exactement mais je garde un souvenir ému de grosses tranches de pain avec du chocolat craquant. Mais en Espagne où j’ai beaucoup vécu, une seule tranche de pain avec de l’huile d’olive et quelques tomates est un repas en soi.
Existe-t-il des boulangers qui aient vos faveurs ?
Il y en a beaucoup et notamment dans le XIVè arrondissement où je réside mais je n’ai pas la mémoire des noms.
Est-ce que vous avez l’impression d’avoir mangé successivement votre pain blanc et votre pain noir ?
Je salue votre sens de l’à propos. Je crois que dans ma vie et ma carrière les deux s’alternent. Comme pour tout un chacun. Si je dois suivre votre métaphore alimentaire, je dirais qu’en ce moment, je serais plutôt dans une phase « brioche ». Je ne parle pas de ma ligne mais du contexte plutôt favorable dans lequel je suis.
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