Escapade 


Vidéo-Recette

Le fondant au chocolat d'Yves Desgranges

Abonnement

Abonnez-vous vite à Cigale !

Recherche

Vous recherchez un article, une photo ?
Entrez ici votre
mot-clé.

Trouver Cigale

Localisez le point de distribution le plus proche.


Focus: Mustafa Ali
L'art syrien à l'international


Mustafa Ali est en quelque sorte la coqueluche du Tout Damas, et bien au-delà. Ce sculpteur syrien qui fit son éducation artistique à l’université et à l’Académie des Beaux Arts de Carrare (en Italie) est aujourd’hui le maître d’un atelier au rayonnement international.

Christian Rol

Une enseigne discrète dans une ruelle du Vieux Damas, à quelques mètres de l’hôtel Talisman, indique l’atelier de Mustafa Ali, aussi roux que l’était Van Gogh et portant béret basque. Une gigantesque statue (bronze et bois) de femme abandonnée dans le patio annonce la couleur de cet artiste qui ne songerait pas à renier Giacometti. « J’ai beaucoup appris à Carrare où j’ai parfait mon art en me confrontant à de grands artistes venus du monde entier. Mais j’aime Damas et c’est là que je peux m’épanouir » explique-t-il. « Et j’avais ce vieux rêve de monter un atelier où d’autres artistes pourraient également travailler ». Pour preuve, une petite dizaine de pièces accueillent autant de peintres, sculpteurs et plasticiens. Son travail, maintes fois honoré dans les salles de ventes européennes (Christie’s en particulier), illustre parfaitement les diverses influences qui composent la mosaïque syrienne. « Ce n’est pas un cliché que de dire que la Syrie est un pouls artistique qui se répercute ailleurs. Mes propres influences phéniciennes sont également visibles en Italie, en France et en Espagne. Ici, nous ne sommes pas seulement dépositaires de la culture islamo-arabe mais aussi de l’Antiquité. Les apports des civilisations hellénistiques ou mésopotamiennes ne sont pas uniquement une vue de l’esprit mais une réalité qui influence chaque artiste syrien. » De splendides réalisations, des bronzes mais pas uniquement, célèbrent l’art classique avec la modernité la plus échevelée (mais toujours figurative) qui a tendance à déborder du strict cadre de cet atelier car le vœu le plus cher de Mustafa Ali est de consacrer ce vieux quartier à l’art en général et d’inciter de plus en plus d’artistes à s’installer à proximité. Le peintre Edward Sahada, et une trentaine d’autres créateurs ont déjà répondu à cet appel. « La plupart, comme moi, ont une renommée mondiale. Voilà pourquoi la vocation de cette partie de la Vieille Ville doit être ce que fut Montmartre. Une célébration de l’art à chaque coin de rue ».
56, Tal El-Hijara street - E-mail : m-ali@scs-net.org - www.mostafali.com

 
Photo N. Schiffmacher
Photo N. Schiffmacher

Photo N. Schiffmacher
Photo N. Schiffmacher

Cigale - 36, rue Scheffer - 75116 Paris - contact@cigalemag.com
mentions légales - Tarifs annonceurs - Points de distribution