Europe made in Syria
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Le Damascus Boulevard est le fleuron de la nouvelle ville et la preuve, s’il en est, que Damas s’ouvre aux influences occidentales pour le meilleur sans le pire.
Sabine Corvec Ce qui frappe d’emblée, c’est l’architecture résolument moderne du Damascus boulevard. Des lignes pures et blanches percent le ciel souvent bleu sans renier le style arabe presque imperceptible mais omniprésent. Cette artère composée essentiellement de boutiques et, à sa proue, de l’hôtel Four Seasons, évoque aussi bien Dubaï que la Défense. La foule en moins et le bon goût en prime. En outre, si les critères de civilisation passent par la profondeur des décolletés affichés par les jeunes femmes qui vantent les grandes marques, alors nul doute que les Syriens ont accès à cette « civilisation ». Kenzo, Chanel et consorts ont déployé leurs charmes sur ce Damascus Boulevard agrémenté de deux cafés (Le Costa Café et le Segafredo) fréquentés par la jeunesse branchée de Damas qui, comme nous, prise l’expresso local. Il est un autre atout à cette artère flambant neuve, c’est sa proximité avec le centre de Damas et ses rues commerçantes, ses cinémas (le « Ciné Dounia » qui programme quelques navets américains dont American Pie où les filles se déshabillent dans l’indifférence générale). Première pièce d’un puzzle en même temps que vitrine de la nouvelle Damas, le Damascus Boulevard est en passe de faire des petits et de bouleverser, sans le dévisager, ce quartier au goût européen. |
![]() Photo N. Schiffmacher ![]() Photo N. Schiffmacher ![]() Photo N. Schiffmacher ![]() Photo N. Schiffmacher |
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