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Pour son premier album, Elisa Tovati coince la bulle et ne mâche pas ses mots ! Des textes sur mesure et des mélodies qui soulignent la pertinence des propos avec l’humour et l’amour toujours au bord des lèvres… Plus qu’une révélation, c’est Elisa elle-même qui se révèle et nous fait rentrer dans sa bulle!
Tony Gomez
Tony Gomez : Elisa, avec ton premier album tu nous ouvres les portes de ton univers, celui d’une femme moderne dans un monde urbain avec tout ce que cela comporte…
Elisa Tovati : J’ai voulu parler de moi et je me suis dit que plus j’irais vers le cas particulier, plus je toucherais les femmes qui se retrouveront en moi et les hommes qui sont intéressés par les femmes d’aujourd’hui. Je ne suis pas sûre de décrire la femme idéale, mais en tous les cas elle est sincère et honnête ! Je voulais m’éloigner de la consensualité propre à de nombreux artistes qui ont tout le temps cette peur de froisser. Je voulais ma liberté !
C’est ce qui est très agréable dans tes chansons, c’est que tu assumes tes bonheurs mais également tes malheurs et tes envies…
Oui, c’est le cas avec la chanson « Cinq Minutes pour moi toute seule » qui parle d’onanisme. Je voulais une chanson sur le sexe parce que cela fait partie intégrante de notre vie et on en parle souvent d’une façon sirupeuse. J’ai eu la chance d’avoir un auteur, Vincent Baguian, qui a su mettre des mots choisis avec tellement de finesse. Là je savais que cela allait faire sourire les gens car aucun mot n’est dit, tout est suggéré…
Tu abordes aussi la maternité, avec «9 mois»…
À trente ans je n’ai pas encore d’enfants, mais toutes mes copines autour de moi en ont et ça commence à me chatouiller! J’ai galéré pour trouver un auteur et j’ai eu l’idée de faire un concours sur mon site internet. Ce qui est drôle c’est que cette chanson s’est mise à exister lorsque ma petite sœur est tombée enceinte! C’est elle qui prête son ventre à la photo du single et j’ai enregistré le titre le jour de la naissance de son fils Sacha! C’est encore lui que l’on retrouve dans le clip. J’aime ce côté anecdotique et familial ce n’est pas que du bluff il y a un vrai lien qui me plaît, ça, c’est très féminin!
Tu as co-signé certains titres, comment es-tu venue à l’écriture ?
Je pensais vraiment au début travailler avec des auteurs mais j’ai eu du mal à en trouver avec des mots qui m’intéresse et la façon dont je voulais les dire… Il y a aussi des thèmes que j’avais envie d’aborder toute seule. J’ai noté au fur et à mesure sur un petit carnet des idées que j’ai partagées avec des auteurs et on a fait les chansons ensemble comme du sur-mesure pour retransmettre ce que je pensais au maximum…
En tout cas, c’est un album que l’on a envie d’acheter et non de télécharger car le livret est magnifique!
On l’a voulu comme un magazine féminin, chaque page avec la photo qui illustre le texte et une typo très pop ! Mais l’album a aussi une vie sur la toile. J’ai un site internet très complet, je réponds aux gens tous les jours sur mon forum et également sur ma page myspace. Ils peuvent y trouver des makings of, les backstages des concerts… Je ne vais pas entretenir une sorte de mystère, je suis persuadé que les artistes sont des êtres humains comme les autres et qu’un lien direct avec le public est très agréable. Je ne veux pas montrer une image de l’artiste idyllique parce que ceux qui vont se lancer après dans ce métier doivent comprendre que c’est surtout beaucoup de sueur avant d’avoir de la satisfaction !
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