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Ca glisse, ça marche et ça roule
Le sports nordiques


En France, la neige commence à ramollir. Le printemps arrive à grands pas, on songe à ranger les skis. Certains se résoudront à attendre patiemment l’année prochaine, mais d’autres décideront de passer des sports d’hiver (la saison) aux sports nordiques (la région). Comme on les comprend…

Alexis Sainte Marie

Par définition, les sports nordiques se pratiquent dans le Grand Nord. Ainsi à la « simple » performance physique se joint une authentique dimension touristique. De quoi ravir les touristes fatigués des voyages organisés et les sportifs en quête de nouveaux terrains de jeux…

Toutout terrain
Dans l’imaginaire collectif, lorsqu’il est question de Grand Nord, on pense immédiatement aux chiens de traîneau, aux yeux bleu électrique du Husky et à sa robuste version XXL, le Malamute… Plus lent mais plus puissant, le Malamute est au Husky ce que le char d’assaut est à la Porsche – on comprend qu’il ait été si longtemps utilisé pour les tâches lourdes du travail quotidien. C’est moins le cas aujourd’hui, mais on aurait pourtant tort de ne voir dans le chien de traîneau qu’une permanence d’un passé folklorique. En Norvège, en Finlande, en Suède ; au Spitzberg ou au Groenland, la randonnée en traîneau est une activité qui marche. Qui roule. Qui glisse.
Debout sur les patins à l’arrière du traîneau (une position étonnamment stable !), c’est à la voix que se conduit l’attelage. Oubliez le fouet – ça vous donnerait l’air cruel. Ça ne vous servirait surtout pas à grand-chose puisque le chien de tête, celui auquel les ordres sont destinés, galope tout au bout de la ligne, dix bons mètres devant… Pour diriger son traîneau, le musher – c’est-à-dire vous – assène de sa plus belle voix cinq ou six ordres brefs. S’il veut freiner, il appuie du pied sur une mâchoire d’acier qui se plante dans la neige et ralentit fortement le traîneau. Les chiens, sentant la résistance, s’arrêtent jusqu’à nouvel ordre. Notons au passage un détail amusant de la psychologie canine : un chien ne conçoit pas la pente. Autrement dit, lorsque le traîneau grimpe, les chiens pensent que le musher freine – et s’arrêtent. Braves bêtes ! Deux trois encouragements en vocalises et voilà l’attelage qui s’ébranle à nouveau…
Vous mettrez probablement moins de temps que les chiens à mémoriser les quelques ordres dont nous parlions plus haut. Une demi-journée d’apprentissage fera de vous un musher tout à fait acceptable… Il vous restera alors une semaine pour découvrir le Grand Nord à la manière de Jack London et laisser résonner à nouveau l’appel de la forêt … C’est connu : le grand air rend lyrique.

Davy Crockett, en raquettes
Mais peut-être êtes-vous allergique aux chiens ; peut-être préférez-vous marcher… Les raquettes d’aujourd’hui ont beau être en plastique, elles n’ont rien perdu de leur côté Davy Crockett. Rudimentaires, efficaces, elles permettent au promeneur montagnard d’effectuer (presque) facilement les plus belles balades : à lui les sous-bois les plus touffus, les pentes les plus pentues et les bouquetins les plus cornus…
À parler de raquettes, on a souvent l’image de grimpettes difficiles – mais ce serait oublier que tout ce qui monte doit redescendre… Une fois arrivé en haut d’une pente joliment recouverte d’une épaisse couche de poudreuse, deux solutions s’offrent à vous. Soit vous descendez dignement la pente en faisant de grandes enjambées qui, poudreuse oblige, se finissent en génuflexions – soit vous retrouvez votre âme d’enfant, vous vous persuadez que personne ne vous regarde et vous vous précipitez tête la première en remuant les bras dans tous les sens pour essayer de garder un minimum d’équilibre… Davy Crockett et un zeste de Laura Ingalls…

Harleys nordiques
Et parce que certains apprécient aussi peu les chiens que l’effort trop poussé, il existe un dernier moyen de profiter des grands espaces nordiques. Un moyen certes un peu moins écolo et sans doute pas très traditionnel – mais qui a fait ses preuves : la motoneige ! L’air pur, la vitesse, les moteurs débridés, plus que jamais « born to be wild » ! Ce type de randonnée vous permet de couvrir de longues distances (entre 80 et 100 kilomètres par jour) et donc de profiter au maximum du pays dans lequel vous séjournez. C’est du tourisme avec injection turbo : plus d’un se laissera tenter !

Infos pratiques : safaris traîneau à chiens de 7 à 12 jours, safaris motoneige de 4 à 8 jours et autres voyages découvertes proposés notamment par l’agence de voyages Nord Espaces.

Nord Espaces
35, rue de la Tombe-Issoire 75014 Paris
Tèl : 01 45 65 00 00
Mail : info@nord-espaces.com
www.nord-espaces.com
 
Photo Terje Rakke / Nordic Life AS / Innovation Norway
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Photo Bomba
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