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C'est bien connu, l'argent n'a pas d'odeur... mais désormais, il aura votre visage!
Alexis Sainte Marie
Hier soir, au restaurant, je me suis penché quelques secondes sur ma carte de crédit, que je venais de sortir sans y faire attention pour payer l’addition. J’avais entre les mains un bout de plastique marronnasse qu’égayait difficilement le logo d’une banque dont je tairai le nom… N’est-il pas rageant, me suis-je alors dit, que cette carte, sans doute l’un des attributs de Parisien pressé et efficace dont je suis le plus fier – soit si dénuée d’intérêt ?
Prenez le téléphone portable – autre petit témoin au quotidien de la marche inaltérable du progrès et de la technologie ! Sur les portables de première génération, un écran noir et blanc affichait l’heure et le réseau. Sur ceux de la seconde génération, une grosse tête ronde qu’on aurait crue dessinée par un enfant de quatre ans vous renvoyait un généreux sourire numérique. Mais sur ceux de la troisième génération, là, photos de famille, paysages montagneux et autres marqueurs de nos petites sensibilités modernes s’étalent avec fierté et en couleurs.
La tendance est aujourd’hui à la personnalisation. On costumize à tour de bras – ses vêtements, son fond d’écran, ses timbres poste ! Alors que les Parisiens craquaient, récemment encore, pour les restaurants design à l’anonymat blafard, on les voit désormais remplir de petits bistrots pleins de charme aux noms évocateurs : « La Maison », « Chez Papa », « Comme chez vous »…
Ça n’a pas toujours été le cas – mais aujourd’hui, les Parisiens veulent se sentir chez eux un peu partout. Le plus insignifiant des objets de tous les jours doit affirmer quelque chose de leur personnalité, commencer déjà à raconter qui ils sont. C’est ça, la tendance actuelle. Pourquoi donc la carte de crédit, elle que l’on sort pourtant plusieurs fois par jour, même sans être particulièrement dépensier, devrait-elle rester bêtement lambda ?
Une banque semble avoir eu le même raisonnement. La Bred lance la carte « Bred&moi », qui fait tout ce qu’on peut exiger d’une carte de crédit – mais sans vous jeter au visage la si peu gracieuse couleur marronnasse évoquée plus haut… Les plafonds de retrait ou les différentes assurances proposées avec la carte sont tout ce qu’il y a de plus habituels.
Mais venons-en à ce qui nous intéresse dans la « Bred&moi » : son esthétique. Pour personnaliser votre carte, la banque vous laisse le choix. Première possibilité : piocher parmi plus d’une centaine d’images réparties par thèmes : paysage, art, animaux, sport, plaisirs de la table, les sept Merveilles du Monde… La liste n’est pas exhaustive. Deuxième option : mêler l’utile à l’agréable et choisir les visuels « Humanitaire ». La Bred s’engage alors à reverser 2€ à l’association à laquelle l’image fait référence. Troisième solution : personnaliser franchement la carte en y mettant carrément votre visage, ou celui de vos proches, de votre grand-tante, de votre voiture ou de votre chien. Il n’y a aucune limite, puisque la Bred assure qu’elle ne portera pas le moindre jugement de valeur sur vos goûts. Tant, bien entendu, que ça reste légal : toute carte de crédit appartenant ultimement à la banque qui l’émet, on évitera les photos de tabac, d’alcool ou celles, disons – un peu trop personnelles…
Pour une somme modique (entre 8 et 10€), on peut changer à tout moment de visuel (c’est-à-dire de carte), soit en ligne sur www.bredetmoi.fr si vous êtes abonné au site www.bred.fr – soit directement en agence. À noter, la Bred ajoute régulièrement à sa bibliothèque d’images standard des images en série limitée.
Au temps du franc, sur les billets, vous aviez dû laisser la place au visage de Delacroix, Saint-Exupéry, Pascal ou Eiffel… Grâce à cette nouvelle carte, vous allez pouvoir prendre votre revanche !
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