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La pratique est à la mode, pour boire comme pour draguer. Une différence tout de même : le vin acheté, il faut le boire. Consommer oblige davantage qu’une simple rencontre, si vous voyez ce que je veux dire.
Jean-Guy Muriel
Le net ne vous apporte pas de vraies garanties sur les conditions de conservation de vos « chères » bouteilles.
Les optimistes répondront qu’il en est de même dans les foires aux vins des hypermarchés. Certes, mais l’amateur assume gaiement le risque au regard des prix proposés.
C’est également vrai pour l’acheteur de livres qui trouve sur Amazone ses nourritures intellectuelles à prix compétitif, et dans les meilleurs délais de livraison.
Mais force est de constater que les prix pratiqués par les sites spécialisés dans la vente de vin brillent rarement par leur modération.
On mentionnera enfin l’absence de conseil, et l’impossibilité de goûter, ce qui est plus grave.
Internet restera donc avant tout pour l’hédoniste que vous êtes un bel outil d’information.
Osez plus, si affinités : bouteille et millésime connus, prix canons. Cela suppose de vraies connaissances, tant il est vrai qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.
Sauf pour les buveurs d’étiquettes, boire du vin reste un plaisir charnel. Le virtuel vaut seulement ce que valent les promesses : elles n’engagent que ceux qui les reçoivent.
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