All you need is soldes !
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Pendant tout le mois de janvier, Londres affiche jusqu’à – 80 % sur les grandes marques de vêtements, le « vintage », les meubles, disques et tutti quanti. Des émeutes dignes de la Beatlemania agitent pacifiquement Harrods et les autres department stores congestionnés.
Christian Rol Le périple commence à la Gare du Nord où, pour 77 Euros, la SNCF propose un aller et retour en Eurostar (70 000 places à saisir en janvier !) qui vous mènera en quelques heures au coeur de la capitale britannique. Pour éviter les mauvaises surprises de l’hôtellerie locale – d’un point de vue financier, s’entend –, préparez le séjour avec un minimum de concertation et visitez le Web où la société de Gabriele Adinolfi (www.londonjob.net) affiche quelques options intéressantes et offre pléthore de bons plans. Une nuit à 20 £, ou des séjours beaucoup plus longs sont envisageables avec en option des cours d’anglais, ainsi que la recherche de jobs sur place grâce à ce Français expatrié qui est devenu la référence pour les Frenchies de Londres. Des Bed & Breakfast, des Auberges de jeunesse ou des petits hôtels s’offrent à des prix défiant toute concurrence (visitlondon.com). Du moins en janvier quand Londres déstocke à tout va et brade Paul Smith, Stella McCartney, Viviane Westwood ou Anglomania qui accusent 80 % moins cher chez Harrods, le grand magasin mythique, où le vernis britannique craque. Pour les sacs et chaussures, il y a le garage d’Absolute Vintage (15 Hanbury Sreet) ; la boutique Fred Perry, le Lacoste local longtemps prisé par les Hooligans et les Skin Heads, se situe, elle, du côté de Covent Garden. Soldes intéressantes pour les amoureux du sigle à lauriers. Dans le même genre, les post-punks iront chez Doc Martens au 17 Neal Street où ses pompes importables font un tabac avec ses 50% de réduction. Du côté de Soho, sur Carnaby Street, l’artère légendaire du Swinging London des années 60, Ben Sherman habille encore les rockers à la mode Vince Taylor. Pour la fripe et ses adeptes, ceux des nostalgiques qui chercheraient encore des Beatles boots, un passage par le quartier Shoreditch s’impose. Le quartier de Notting Hill est celui des antiquaires et de la brocante où un secrétaire victorien sculpté dans un bois précieux venu des Indes vous coûtera le prix d’un deux-pièces à Bastille ; mais on peut toujours se rabattre sur un bibelot introuvable en France. Le métro Chalk Farm s’ouvre sur le très british et pittoresque village de Primrose Hill. Cet ancien fief underground est désormais dédié aux jeunes créateurs prometteurs, audacieux et pas encore trop chers, et aux boutiques de gadgets inutiles. Une telle visite, non exhaustive, sera facilitée par des formules de « Pass », elles aussi en soldes, qu’on trouvera sur le site www.londonpass.com. Ainsi, pour 35,10 £, un adulte sillonnera Londres toute la journée (22 £ pour un enfant) et 46 £ pour deux jours. D’autres formules, proposées notamment par Eurostar (son très beau trimestriel « New London » est une source inépuisable de bons plans et d’informations) sont à prendre en considération. Les concerts, les comédies musicales et le shopping électronique sont également susceptibles d’accuser des baisses conséquentes. Tout cela dans une ville métamorphosée où chapeaux melons, crêtes punkoïdes et costumes de Savile Row se croisent en toute quiétude. PS : n’oubliez pas un pèlerinage aux studios Abbey Road où les Beatles enregistrèrent la plupart de leurs chefs d’œuvre (3 Abbey Road). |
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