À l’ tienne biloute !
Le Galibot
Cigale Mag N° 41
Novembre 2011
La petite devanture du Galibot ne paie peut-être pas de mine, mais elle mène pourtant tout droit au pays des Corons…
On garde le Nord en ligne de mire : direction le quartier de la Bourse, au Galibot, petit estaminet ch’timi qui accueille aussi (et aussi bien) les Parisiens !
L’AMBIANCE DU NORD
Les galibots, c’étaient ces enfants qui travaillaient à la mine, dans les goulets inaccessibles aux adultes. On l’aura compris : ici, on est dans le Nord typique et populaire, celui de la bière qui coule à flots et des plats roboratifs, celui que chantait Pierre Bachelet d’une voix pleine d’émotion. Alors ce qui frappe lorsqu’on entre dans la petite salle du Galibot, avant même les murs tapissés de réclames 1900, c’est la chaleur de ses patrons et de leurs clients.
UNE CUISINE TYPIQUE
Lorsque Lydia, originaire du Pas-de-Calais, et Benoit ont ouvert le Galibot, en 1995, ils ne voulaient pas en faire un restaurant gastronomique, mais « un estaminet typique des Flandres », selon les mots mêmes de la patronne. À la carte donc, pour moins de 15€ le plat, une cuisine traditionnelle à peine retouchée. « Les plats du Nord sont faits pour tenir au corps. C’est une cuisine festive – et pas forcément légère ! On voulait garder le côté authentique ; on s’est contenté de rendre certains plats plus présentables, histoire de ne pas effrayer. Le Potjevleesch par exemple, « petit pâté de viande » en français. C’est un pâté de viandes blanches, porc, poule, lapin et veau, et il faut reconnaître qu’à l’origine, ça a un peu un côté gloubi-boulga ! » Plus quelques plats mis à l’heure ch'timi, comme la martiflette, une tartiflette au Maroilles…
On garde le Nord en ligne de mire : direction le quartier de la Bourse, au Galibot, petit estaminet ch’timi qui accueille aussi (et aussi bien) les Parisiens !
L’AMBIANCE DU NORD
Les galibots, c’étaient ces enfants qui travaillaient à la mine, dans les goulets inaccessibles aux adultes. On l’aura compris : ici, on est dans le Nord typique et populaire, celui de la bière qui coule à flots et des plats roboratifs, celui que chantait Pierre Bachelet d’une voix pleine d’émotion. Alors ce qui frappe lorsqu’on entre dans la petite salle du Galibot, avant même les murs tapissés de réclames 1900, c’est la chaleur de ses patrons et de leurs clients.
UNE CUISINE TYPIQUE
Lorsque Lydia, originaire du Pas-de-Calais, et Benoit ont ouvert le Galibot, en 1995, ils ne voulaient pas en faire un restaurant gastronomique, mais « un estaminet typique des Flandres », selon les mots mêmes de la patronne. À la carte donc, pour moins de 15€ le plat, une cuisine traditionnelle à peine retouchée. « Les plats du Nord sont faits pour tenir au corps. C’est une cuisine festive – et pas forcément légère ! On voulait garder le côté authentique ; on s’est contenté de rendre certains plats plus présentables, histoire de ne pas effrayer. Le Potjevleesch par exemple, « petit pâté de viande » en français. C’est un pâté de viandes blanches, porc, poule, lapin et veau, et il faut reconnaître qu’à l’origine, ça a un peu un côté gloubi-boulga ! » Plus quelques plats mis à l’heure ch'timi, comme la martiflette, une tartiflette au Maroilles…
À LA BONNE FRANQUETTE !
Au Galibot, tout est fait maison, du Potjevleesch aux carbonades à la bière en passant par le Welsh, ce plat gallois adopté par les pêcheurs de Boulogne-sur-Mer : « Du pain, de la bière, du jambon, du cheddar fondu et un oeuf », énumère Benoit. Tous les produits qui ne viennent pas de Rungis, viennent directement du Nord, où Lydia retourne une fois par mois refaire son stock ! C’est là notamment qu’elle trouve ses bouteilles de genièvre, cette eau-de-vie que buvaient les mineurs. C’est là aussi qu’elle dégotte sa « bière du Ch’ti », une blonde artisanale de tradition. Car au Galibot, pas de carte des bières longue comme le bras : c’est Stella ou bière du Ch’ti ! Vous l’aurez compris, ici, on ne fait pas dans la dentelle. Lydia d’ailleurs nous prévient : « Le Galibot, ce n’est pas un restaurant au calme ! » Et c’est justement ce qu’on aime…
Le Galibot
17, rue Paul Lelong - 2e
01 42 60 30 25
Ouvert du lundi au vendredi pour le déjeuner et les mardi, mercredi et jeudi pour le dîner (réservation conseillée).
Au Galibot, tout est fait maison, du Potjevleesch aux carbonades à la bière en passant par le Welsh, ce plat gallois adopté par les pêcheurs de Boulogne-sur-Mer : « Du pain, de la bière, du jambon, du cheddar fondu et un oeuf », énumère Benoit. Tous les produits qui ne viennent pas de Rungis, viennent directement du Nord, où Lydia retourne une fois par mois refaire son stock ! C’est là notamment qu’elle trouve ses bouteilles de genièvre, cette eau-de-vie que buvaient les mineurs. C’est là aussi qu’elle dégotte sa « bière du Ch’ti », une blonde artisanale de tradition. Car au Galibot, pas de carte des bières longue comme le bras : c’est Stella ou bière du Ch’ti ! Vous l’aurez compris, ici, on ne fait pas dans la dentelle. Lydia d’ailleurs nous prévient : « Le Galibot, ce n’est pas un restaurant au calme ! » Et c’est justement ce qu’on aime…
Le Galibot
17, rue Paul Lelong - 2e
01 42 60 30 25
Ouvert du lundi au vendredi pour le déjeuner et les mardi, mercredi et jeudi pour le dîner (réservation conseillée).
Alexis Sainte Marie
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